Au Canada, d’élection en élection les principaux sujets changent. Il faut voir là un signe d’évolution, hors certains sujets sont récurrents notamment la position du Québec au sein du Canada. La période électorale étant terminée il est plus que temps de questionner la position du Québec, ce qu’il demande et ce qu’on lui propose, dans la fédération canadienne. En parallèle, voyons également ce qui cause la récurrence de la question québécoise dans le débat national.

Tout d’abord, dans tous les débats le Québec a occupé une grande place il faut l’avouer, parfois à titre d’exemple à suivre, mais souvent pointé du doigt à tort ou à raison. D’une part, lorsque l’on nomme en exemple le Québec, la plupart du temps, c’est pour notre bourse du carbone, mais aussi pour le nombre de voitures électriques sur le territoire. Selon une étude de l’AVÉQ (association québécoise des véhicules électriques) près 47% des véhicules électriques canadiens sont au Québec. Autrement dit, il y a 52 556 véhicules électriques au Québec sur 112 020 au Canada. 

D’autre part, comme vous avez pu l’entendre lors du débat anglais sur CBC, on avait posé à monsieur Blanchet une question similaire à celle-ci: «Comment peut-on aspirer à la souveraineté alors que votre province a bénéficier de 9 milliards $ en péréquation en 2019?» La réponse du Bloc était plutôt imprécise, hors nous sommes aller vérifier l’information. Il est bel et bien vrai que le Québec ait bénéficier d’une aide de 9 milliards $ cette année, mais pourquoi? Simplement parce que les provinces pétrolières canadiennes ont démontré des gains économiques considérables. Ce faisant, le Québec ayant tout de même un budget équilibré mais n’ayant pas démontré des gains extraordinaires a nécessairement reçus cet appui en péréquation. Également, dans notre réalité actuelle nous ne pouvons pas parler de Québec sans parler de loi 21 sur la laïcité. Tous les partis (sauf le Bloc) s’accordent à dire que c’est une calomnie pour le Canada et ils ont tout-à-fait raison. Cela dit, il n’y a qu’un parti qui a ouvert la porte à une possible intervention du fédéral et c’est le parti Libéral du Canada…

Puisque nous avons abordé le Bloc Québécois attardons-nous sur lui un peu plus longtemps. Voilà plusieurs élections que ce parti traverse une crise à la chefferie du parti. Disons-le franchement c’est un parti dont la raison de vivre n’est plus d’actualité et qui n’a pas su s’adapter. Pourtant et ce contre toute attente, il semble avoir trouvé le leader et le vent de fraîcheur et de nouveauté qu’il cherchait depuis si longtemps. D’ailleurs le parti d’Yves-François Blanchet est deuxième dans les sondages au Québec avec 29% des voix (9 octobre) contre 31% pour Justin Trudeau. M. Blanchet a rassemblé une parti de la province derrière son programme assez défendable.

Ensuite, interrogeons-nous sur l’omniprésence du Québec dans l’élection fédérale. En 2015, la province francophone a donné 40 sièges aux libéraux, 16 sièges au NPD, 12 sièges aux conservateurs et 10 sièges au Bloc Québécois. Tous les partis savent que l’électorat québécois change beaucoup de mandat en mandat, en 2011, le NPD avait 59 siège. Donc, tous essayent de tirer la couverture un peu plus de leur côté tout particulièrement les conservateurs. Le PCC a adapté son programme pour flatter le Québec en lui proposant notamment la déclaration d’impôts unique que le PLC a strictement refusé. Sans oublier que les Québécois n’ont pas aimés la non-interventions des libéraux du fédéral dans le dossier de SNC Lavallin.

Finalement, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse le Québec fera toujours parti des sujets chauds des élections fédérales principalement à cause de sa singularité. Comme vous avez pu le comprendre le Québec est la seule province qui parle majoritairement français et qui a un parti fédéral uniquement dédié à sa cause. D’autant plus que la province est bien souvent innovante dans bien des domaines notamment le domaine énergétique et environnementale. Maintenant, la seule question qui reste sans réponse est: «est-ce que les 32 sièges obtenus par le bloc vont affecter le futur province?»

In Canada, from election to election, the main topics of discussion change. It must be seen as a sign of evolution, except for certain topics that are recurrent, notably Quebec’s position in Canada. The election period having just passed, made us question Quebec’s position, what did it ask for and what was actually proposed to it in the Canadian federation. It’s also important to look at what causes the recurrence of the question “Why is Quebec Different” in the national debate.

First of all, in all debates Quebec has occupied a large place, sometimes it’s policies are used as an example to follow, but often their policies are used to point out what is right or wrong in politics. When we use Quebec as an example, most of the time, it is for our carbon exchange, or for the number of electric cars on the territory. According to a study by the Quebec Association of Electric Vehicles (QAEV), nearly 47% of Canadian electric vehicles are in Quebec. In other words, there are 52,556 electric vehicles in Quebec out of 112,020 in Canada.

On the other hand, in terms of criticisms, as you may have heard in the English CBC debate, Mr. Blanchet was asked a question similar to this one: “How can we aspire to sovereignty when your province has benefited from 9 billion in Equalization in 2019?” The Bloc’s response was rather broad and they never explained how and why 9 billion dollars had been given in, but we went to check the information. It is true that Quebec has received $9 billion in assistance this year, but why? Simply it is because the Canadian oil provinces producing  have had considerable economic gains. In contrast, Quebec still had a balanced budget but did not show extraordinary gains. Therefore it received this equalization support. Moreover, in our current reality we can not talk about Quebec without talking about our secularism legislation (See the article Law 21 in this issue for more information). All parties (except the Bloc) agree that it is a slander for Canada to implement this bill – and they are absolutely right. That said, there is only one party that has opened the door to possible federal intervention and it is the Liberal Party of Canada.

Since we spoke of the Bloc Québécois, let us dwell on it a little longer. It has been several elections that this party is going through a crisis in the leadership of the party. To put it bluntly, it is a party whose reason for living is no longer relevant but which has not been able to adapt. Yet against all odds, it seems to have found the leader and with the air of freshness and novelty the party has been searching for so long, his name, Yves-François Blanchet.. Moreover, Blanchet’s party was second in the polls in Quebec with 29% of the votes (October 9th) against 31% for Justin Trudeau. In the actual election the party won 10 seats. Mr. Blanchet has managed to assemble a part of the province behind his fairly honorable platform.

Now, let’s ask about the omnipresence of Quebec in the federal election. In 2015, the francophone province gave the Liberals (LPC) 40 seats, NDP 16 seats, Conservative12 seats, and Bloc Québécois 10 seats. All parties know that the Quebec electorate changes a lot from one mandate to another, for example, in 2011 the NDP had 59 seats. All parties know that it is possible for them to to pull the blanket a bit more on their side. This is especially prominent in the Conservative Party (CPC). The CPC has adapted its program to flatter Quebec especially by proposing the unique tax return that the LPC has strictly refused. The ever changing nature of Quebec makes the province a very important player in Canadian elections. 

Finally, whatever we say and whatever we do Quebec will always be a part of the “hot topics” if the federal election mainly because of its singularity. As you may have understood, Quebec is the only province that speaks predominantly French and has a federal party solely dedicated to its cause. Especially since the province is often innovative in many areas including the energy and environmental field. Now, the only question that remains unanswered is will the 32 seats won by the Bloc affect the future of the province?

Racim Bedjaoui

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